La quinzaine des « tiers-lieux » à Saint-Etienne, un séminaire pour les acteurs de ces « maisons des projets »

tiers-lieuxDu 7 au 18 avril se tient la quinzaine des « Tiers-lieux » à Sainte-Etienne, un séminaire regroupant les acteurs de cette démarche. L’occasion de découvrir ces nouveaux espaces participatifs et collaboratifs.

Saint-Etienne est un exemple très intéressant pour ce type de structure, avec la création du comptoir numérique, rapprochement de l’Espace Public Numérique et d’un espace de coworking.

Je vais ici présenter rapidement ce concept, pour ceux qui souhaitent en savoir plus, je vous invitent à suivre les différents liens.

Un « tiers-lieu », quesako ?

Prenons la définition retenue par Movielab :

Le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d’usagers. Il est polymorphe car il peux prendre des formes variées en fonction des besoins d’un territoire et des communautés d’usagers. En ce sens, il n’existe donc pas de tiers-lieu type. Il est par ailleurs modulaire car à l’image d’un camembert de Trivial Pursuit, il peut être composé d’un ensemble de modules dont chacune dispose d’un référentiel clair (services).

Il est donc difficile de définir précisément ce qu’est un « tiers-lieu », mais c’est par sa capacité à favoriser la créativité, l’initiative et le partage qu’il se reconnait.

De nombreux espaces de coworking, comme la Cordée à Lyon, se construisent maintenant sur ce modèle.

Un manifeste des « tiers-lieux »

Afin d’aider à la compréhension du modèle, et comme il serait trop limitatif de documenter précisément ce qu’est un « tiers-lieu », un document de référence a été rédigé, « le manifeste des tiers-lieux ».

Ce manifeste reprend les idées suivantes :

  • COLLECTIF : Le Tiers-Lieu est un bien commun révélé, délimité, entretenu par et avec un collectif.
  • ESPACE : Sur un territoire identifié, le Tiers-Lieu est une interface ouverte et indépendante permettant l’interconnexion ainsi que le partage de biens et de savoirs.
  • TRAVAIL : Le Tiers-Lieu est un cadre de confiance où des individus hétérogènes se réunissent pour travailler et explorer des solutions dans une posture de coworking.
  • ORGANISATION : Le Tiers-Lieu favorise l’apparition de réseaux distribués d’acteurs en préservant un équilibre permanent entre individu et collectif, entre temps de travail et temps d’échange.
  • LANGAGE : Le Tiers-Lieu génère un langage commun et réappropriable entre des mondes différents et parfois contradictoire.
  • NUMÉRIQUE : Les outils et la médiation numérique facilitent l’apparition de situation de travail collective sur la constitution d’un patrimoine informationnel commun
  • GOUVERNANCE  : Le Tiers-Lieu développe une approche intelligente de la gouvernance grâce notamment à un rapport transformationnel avec les usagers-clients et aux licences libres
  • SERVICES : Les services du Tiers-Lieu s’assemblent pour formaliser un environnement de consommation, de création, de production inédit et incarne ainsi une véritable culture de la transition économique.
  • FINANCEMENTS : Les modèles de financement des Tiers-Lieux se développent entre économie traditionnelle et contributive en se basant sur des partenariats publics, privés et personnels.
  • PROSPECTIVE : Le Tiers-Lieu est un processus exploratoire de valeurs à l’échelle humaine, sociétale et économique qui vise à devenir un élément central du fonctionnement de la cité.

Les « tiers-lieux », faites les vous mêmes !

Un concept à creuser, très complémentaire de l’Economie Sociale et Solidaire (qui se développe de plus en plus autour de nous), et pourquoi pas le mettre en place, de manière temporaire ou permanente, dans notre ville pour la « Maison des projets ».

EDIT : J’ajoute un lien vers une explication graphique du « tiers lieu » très réussie.

 

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