La maison des projets : une structure ouverte

Pour moi, une pépinière ne peut se restreindre aux jeunes entrepreneurs de startups hight-tech, ceux qui finissent dans la Silicon Valley. Ces gens-là sont très demandés par toutes les pépinières privées existantes, en raison de leur forte rentabilité potentielle (l’objectif étant de faire une grosse culbute), et donc se limiter à ce type d’activité reviendrait à entrer en concurrence avec des organismes aux gros moyens, sans en avoir les atouts. Je crois qu’il vaut mieux se diversifier et travailler sur des cibles plus modestes mais tout aussi intéressantes. Non pas intéressantes par le retour sur investissement visible (nous ne nous attendons pas à des culbutes à plusieurs 0), mais intéressantes socialement et au niveau macro-économique car nous en attendrons plutôt des pérennisations de projets.

L’auto-entreprise

Prenons l’exemple d’un auto-entrepreneur. Ce statut a été créé pour permettre de tester un projet, le viabiliser, et enfin sauter le pas et créer une vraie entreprise avec plus de contraintes, de charges mais aussi plus de stabilité pour ‘entrepreneur.

Pourtant, ce statut est très utilisé par des gens qui ne pensent qu’à payer le moins de charges possibles (30% contre au moins 50% pour une TPE). Les auto-entrepreneurs sont parfois une concurrence déloyale néfaste pour les autres sociétés. Il faut donc essayer d’en limiter l’impact pour les autres entreprises et les accompagner vers uns stabilisation et un vrai statut.

Accompagner un auto-entrepreneur c’est au départ aider quelqu‘un à démarrer un projet, tester son idée, lui donner confiance dans ses capacités à le mener à bien.

Ça passe par de l’accompagnement dans certaines démarches (orienter vers les bonnes personnes, informer sur des contraintes légales dans certains cas, etc.), l’aide à la recherche de prospects (grâce à des moyens numériques par exemple, mais aussi par un réseau de gens de la ville).

L’objectif de cette « Maison des projets » sera non seulement d’aider l’auto entrepreneur à démarrer un projet, mais il devra être de pérenniser et développer le projet pour que l’essai soit transformé.

La TPE / L’artisan

L’une des richesses de notre territoire, ce sont ses artisans soit à leur compte soit en TPE. Ils ont un savoir-faire, interviennent aussi bien pour les habitants qui ont des travaux à effectuer, pour des entreprises locales, ou certaines fois en sous-traitance de groupes plus importants.

Ces entreprises croulent sous des démarches administratives encore très lourdes (même si le gouvernement et les collectivités et organisation dédiées travaillent beaucoup à la simplification), et n’ont pas toujours les moyens humains matériels ou financiers pour pouvoir tout gérer.

L’association

Les associations sont l’un des ciments de notre ville. Sans elles, rien ne peux fonctionner durablement. Elles sont la principale interface entre le citoyen, les acteurs locaux, la mairie.

Ces associations aussi ont des besoins importants car bien souvent elles s’appuient sur des bénévoles. Pourtant, lorsqu’elles se développent elles connaissent les mêmes problèmes que les entreprises, et c’est encore plus vrai lorsqu’elles ambitionnent de monter de gros projets.

Ces associations œuvrent pour la ville, la ville doit donc les accompagner et les soutenir.

Et Les habitants ?

Certains deviennent des employeurs lorsqu’ils recrutent une aide à domicile, une nounou, une femme de ménage…

Certains cherchent un artisan pour des petits travaux, une réparation, et préfère faire travailler un voisin…

D’autres sont simplement dans une phase de recherche, d’interrogation sur leur avenir…

Des plus jeunes chercheront un stage, un sujet d’étude…

Cette maison des projets doit donc être un espace ouvert à tous, entreprises, auto-entreprises, associations et avant tout aux citoyens.

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