Les limites de la démocratie participative – 2ème partie : Le citoyen consommateur

citoyens_consomateurDans la partie précédente, j’ai décrit un maire au-dessus de la mêlée, qui doit concilier besoins immédiats et besoins futurs, mieux vivre de tous et besoins particuliers, quelqu’un dans le dialogue qui construira aujourd’hui la ville de demain.

L’usager ne produit pas

Nous allons nous intéresser à ceux qui élisent ce maire, les citoyens.

Ces usagers se comportent souvent comme des « consommateurs » de la ville. Ils consomment ce qu’on leur donne, et non ce qu’ils produisent. Ils utilisent les services publics (mais râlent souvent contre les horaires de la mairie ou de la bibliothèque), laissent leurs enfants à la cantine et à la garderie, vont profiter et s’amuser lors des manifestations organisées par la mairie (nature en fête, 13 juillet, …) et apprécient leur cadre de vie (en général). Je précise que j’ai été longtemps ce type de citoyen, je ne le dénigre donc pas…

Des associations très actives

Mais, tous les citoyens n’agissent pas qu’en consommateurs. Nombre d’entre eux s’engagent dans des associations locales, sportives, culturelles, caritatives… Certains parents s’engagent pour améliorer la vie de leurs enfants dans les écoles, certains retraités dans des associations d’aide à la recherche d’emplois… La vie associative est très riche et très présente dans nos villes.

Quand il s’agit de mobiliser autour d’une cause, ce sont souvent ces associations qui interviennent. Ainsi, tout naturellement ce sont vers ces associations que le maire se tourne. C’est souvent de ces associations aussi que sont issues les personnes de la société civile que l’on retrouve sur les listes pour les élections.

Alors, la municipalité sera tentée (comme c’est souvent le cas à Sainte-Foy-lès-Lyon) de ne consulter que ces associations locales et d’appuyer toute sa démarche de démocratie participative sur celles-ci. Mais elles agissent souvent elles aussi en consommateurs et sont ainsi tentées de ne pas toujours défendre l’intérêt commun, mais de défendre leur intérêt particulier.

Des citoyens engagés représentatifs ?

Ainsi, très souvent, lors de réunion publiques ou de consultations ce sont les mêmes citoyens que l’on retrouve. Ces citoyens engagés dans les associations, parfois en politiques, ceux qui connaissent les décideurs et qui s’habituent petit à petit au jeu politique.

Les autres, cette majorité silencieuse qui ne s’intéresse à la vie de sa cité que lors des élections (et encore, pas tous), ou quand quelque chose qui les touche vraiment les fait sortir de leur statut de consommateurs pour arriver bien souvent dans un statut de plaignant, ces citoyens, comment les amener à vraiment donner leur avis ?

Dans la prochaine partie, nous parlerons des moyens à mettre en place pour favoriser une action de démocratie participative dans sa ville.

Les limites de la démocratie participative
  1. Introduction
  2. Partie 1 : Le rôle du Maire et ses contraintes.
  3. Partie 2 : Le citoyen consommateur.
  4. Partie 3 : Favoriser une action de démocratie participative dans sa ville.
  5. Conclusion : des propositions pour ma ville

 

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