Les limites de la démocratie participative – 1ère partie : le rôle du maire et ses contraintes

mairePour introduire un peu mes idées sur la démocratie participative et expliquer pourquoi je pense que c’est quelque chose qui a des limites dans sa mise en place, malgré tout le bien fondé de la démarche, je vais ici essayer d’expliquer comment je vois le rôle du Maire d’une commune.

Un maire élu pour 6 ans sur un programme et des promesses

Le maire est élu pour un mandat de 6 ans… Durant la campagne, il présente (normalement) son projet ou les grandes lignes de sa mandature. Il doit assumer les décisions prises par son prédécesseur, travailler avec l’intercommunalité (la métropole dans le cas du Grand Lyon), il doit respecter des règles administratives et se conformer au législatif en place. Il a de plus un budget à respecter et des finances à tenir.

Le maire doit avoir une vision à long terme… Il faut penser aujourd’hui la ville de demain… Quand on construit un nouvel équipement, c’est pour 30 ans, pas pour la ville d’aujourd’hui.  Si on a de l’ambition pour la ville, il ne faut pas avoir peur dans certains cas d’investir plus que ce qui nous parait nécessaire aujourd’hui…

Un maire se doit d’être au-dessus de certains débat passionnés, prendre en compte les demandes de ses habitants, des minorités comme de la majorité, penser au bien de tous, et penser au futur tout en gérant sa ville en respectant les institutions et toutes les règles qui lui sont imposées.. Un exercice d’équilibriste très souvent. Le maire est un représentant de la loi dans sa ville, son action doit donc se conformer à la loi.

Alors, ce maire qui a obtenu un mandat après une élection démocratique doit-il s‘en remettre à la décision de ses concitoyens à chaque projet présentant des réticences ou des changements substantiels pour les habitants ?

Un maire au dessus de la mêlée

Certains diront qu’un maire élu avec 30% des voix n’a pas toute légitimité… C’est vrai, mais il est élu… Aussi bien élu qu’un Chirac à 80% en 2002. Il tire sa légitimité du conseil municipal qui l’élit et vote ses arrêtés… Et de la loi. Sans cette légitimité, ce serait l’immobilisme. Toutefois, un maire doit savoir écouter et travailler avec son opposition.

Un maire doit être à l’écoute, savoir prendre les décisions qui s’imposent, même si ces décisions sont parfois impopulaire, mais parce que ce sont des décisions nécessaires.

Dans une ville, vous aurez toujours des gens pour demander plus de limitations de vitesses, de feux, de ralentisseurs, et ceux qui pensent que ceci ne fait que leur faire perdre du temps, coute cher et n’apporte rien. Bien sûr, s’il y a un accident qui marque les esprits la demande en ralentisseurs augmente.

Le maire doit aussi répondre a des demandes qui sembleraient futiles pour la majorité d’entre nous… L’association locale qui vous demande de préserver une essence rare lors de travaux, le blogueur qui se plaint d’une tribune à la limite du racisme dans le journal de la ville… Sont ils illégitimes alors qu’ils ne représentent pas la majorité ?

Mais la politique ne doit pas être de la navigation à vue… Il faut savoir prendre du recul, parfois anticiper, parfois temporiser… C’est un savant mélange en prenant en comptes la multitude de facteurs extérieurs.

Et là, est-ce que les citoyens ont cette capacité à prendre de la hauteur avant de prendre la bonne décision dans le bureau de vote ? ou lors d’une consultation ?

Prochaine partie sur le citoyen consommateur…

Les limites de la démocratie participative
  1. Introduction
  2. Partie 1 : Le rôle du Maire et ses contraintes.
  3. Partie 2 : Le citoyen consommateur.
  4. Partie 3 : Favoriser une action de démocratie participative dans sa ville.
  5. Conclusion : des propositions pour ma ville

 

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